Lexique
Les mots de l'hébergement
Vingt-quatre termes qui reviennent sans cesse dans les fiches techniques, définis en deux phrases chacun - sans jargon superflu et sans renvoyer à un autre terme tout aussi obscur.
- VPS
- Un VPS (Virtual Private Server) est un serveur virtuel disposant de ses propres ressources - processeur, mémoire, stockage - isolées de celles des autres clients de la machine physique. C'est l'intermédiaire entre l'hébergement mutualisé, où tout est partagé, et le serveur dédié, où la machine entière vous appartient. En savoir plus →
- KVM
- KVM (Kernel-based Virtual Machine) est la technologie de virtualisation du noyau Linux. Contrairement à la virtualisation par conteneurs (OpenVZ, LXC), elle donne à chaque machine virtuelle son propre noyau et ses ressources réellement réservées : un voisin qui sature son VPS ne peut pas prendre les vôtres.
- Hyperviseur
- L'hyperviseur est la couche logicielle qui fait tourner plusieurs machines virtuelles sur un même serveur physique et répartit le matériel entre elles. C'est lui qui garantit l'isolation : ce que fait une VM reste invisible et sans effet pour les autres.
- vCPU
- Un vCPU est un cœur de processeur virtuel attribué à une machine virtuelle. Il correspond à un fil d'exécution du processeur physique. Pour la plupart des charges, la fréquence d'un vCPU compte davantage que leur nombre : un logiciel qui ne sait pas se répartir sur plusieurs cœurs n'ira pas plus vite avec huit vCPU qu'avec deux.
- RAM
- La RAM (mémoire vive) est l'espace de travail du serveur : tout ce qu'il manipule à l'instant présent y réside. Quand elle est pleine, le système déplace des données vers le disque (swap), et tout ralentit brutalement. C'est le premier facteur limitant de la plupart des applications hébergées.
- SSD et NVMe
- Un SSD stocke les données sur de la mémoire flash, sans pièce mobile, ce qui le rend bien plus rapide qu'un disque dur classique. NVMe est le protocole qui relie le SSD directement au processeur : à mémoire identique, un NVMe répond en microsecondes là où un SSD SATA met des millisecondes.
- IOPS
- Les IOPS (Input/Output Operations Per Second) mesurent le nombre d'opérations de lecture ou d'écriture qu'un stockage encaisse par seconde. C'est la métrique qui compte pour une base de données, laquelle fait beaucoup de petites écritures, plus que le débit brut en mégaoctets.
- Bande passante
- La bande passante est le débit maximal du lien réseau, exprimé en mégabits ou gigabits par seconde. Elle ne dit rien de la latence : un lien à 1 Gbit/s très éloigné géographiquement reste lent à répondre, même s'il transfère beaucoup de données une fois lancé.
- Latence (ping)
- La latence est le temps d'aller-retour d'un paquet entre le client et le serveur, mesurée en millisecondes. Elle dépend surtout de la distance physique et du nombre d'équipements traversés. Un serveur à Paris répond en une dizaine de millisecondes depuis la France, contre une centaine depuis les États-Unis.
- Anti-DDoS
- Une protection Anti-DDoS filtre les attaques par déni de service distribué, qui cherchent à rendre un serveur injoignable en le noyant sous le trafic. Le filtrage se fait en amont du serveur, sur le réseau, pour que le trafic malveillant n'atteigne jamais la machine.
- Attaques L3, L4 et L7
- Les attaques L3 et L4 saturent la couche réseau et transport : elles cherchent à remplir le tuyau, et se filtrent par volume. Les attaques L7 visent l'application elle-même en imitant de vrais visiteurs, et demandent une analyse du comportement plutôt que du débit. Une protection sérieuse couvre les deux familles.
- IP dédiée
- Une IP dédiée est une adresse publique attribuée à votre seul serveur, par opposition à une adresse partagée entre plusieurs clients. Elle est nécessaire pour héberger un service accessible depuis l'extérieur, gérer son propre certificat TLS ou construire une réputation d'expéditeur pour l'envoi d'e-mails.
- IPv6
- IPv6 est la version actuelle du protocole d'adressage d'Internet, conçue pour remplacer IPv4 dont les adresses sont épuisées. Une adresse IPv6 s'écrit en hexadécimal et non en quatre nombres. Les deux protocoles coexistent : un serveur moderne en propose généralement une de chaque.
- Accès root SSH
- Le compte root est l'administrateur d'un système Linux : il peut tout installer, tout modifier, tout supprimer. SSH est le protocole chiffré par lequel on s'y connecte à distance, en ligne de commande. Avoir l'accès root signifie qu'aucune restriction de l'hébergeur ne s'interpose entre vous et la machine.
- RDP
- RDP (Remote Desktop Protocol) est le protocole de bureau à distance de Microsoft : il affiche l'interface graphique de Windows Server sur votre propre écran. C'est l'équivalent de SSH pour un VPS Windows, à ceci près qu'on y travaille à la souris plutôt qu'en ligne de commande.
- Snapshot
- Un snapshot est une photographie instantanée de l'état complet d'un serveur - disque et configuration - à un moment donné. On le prend avant une opération risquée : si la mise à jour casse quelque chose, on restaure en quelques minutes. Ce n'est pas une sauvegarde au sens strict, car il vit sur la même infrastructure.
- Uptime et SLA
- L'uptime est le pourcentage de temps pendant lequel un service est joignable. Le SLA (Service Level Agreement) est l'engagement contractuel qui le garantit : il fixe un seuil de disponibilité à tenir sur le mois et les compensations dues au client si ce seuil n'est pas atteint.
- Datacenter et niveaux Tier
- Un datacenter est le bâtiment qui héberge les serveurs, avec son alimentation, son refroidissement et sa sécurité. La classification Tier, de I à IV, mesure la redondance de ces installations : un Tier IV double tous les circuits critiques, ce qui permet la maintenance sans interruption de service.
- Hébergement mutualisé
- L'hébergement mutualisé place de nombreux sites sur un même serveur, avec des ressources partagées et aucun accès administrateur. C'est le moins cher et le plus simple, mais la charge d'un voisin peut ralentir votre site, et vous ne choisissez ni les versions logicielles ni la configuration. En savoir plus →
- Serveur dédié
- Un serveur dédié est une machine physique entière réservée à un seul client : aucun hyperviseur, aucun voisin, la totalité du processeur et de la mémoire. On y passe quand la charge devient trop lourde ou trop irrégulière pour un VPS, ou quand une contrainte réglementaire impose l'isolation matérielle. En savoir plus →
- Proxmox VE
- Proxmox VE est une plateforme de virtualisation libre qui permet de créer et gérer ses propres machines virtuelles KVM et conteneurs LXC depuis une interface web. Installé sur un serveur, il transforme celui-ci en petit cloud privé que l'on administre soi-même. En savoir plus →
- Pterodactyl
- Pterodactyl est un panel libre de gestion de serveurs de jeux : il isole chaque serveur dans son conteneur et offre console, fichiers, sauvegardes et gestion des utilisateurs depuis le navigateur. C'est l'outil de référence pour qui héberge plusieurs serveurs de jeux sur une même machine. En savoir plus →
- Reverse proxy
- Un reverse proxy se place devant un ou plusieurs serveurs et reçoit les requêtes à leur place, puis les distribue. Il sert à gérer les certificats TLS en un seul endroit, à répartir la charge, à mettre en cache et à masquer l'architecture réelle. Nginx, Caddy et Traefik en sont les représentants les plus courants.
- RGPD
- Le RGPD est le règlement européen sur la protection des données personnelles. Pour un hébergement, il implique surtout de savoir où les données résident physiquement et qui peut y accéder : des serveurs situés en France, opérés par une société française, simplifient considérablement la démonstration de conformité.
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